
Hommage à Jean-Pierre Le Brun
Discours de Raynald TANTER pour la ville de Penmarc'h. Le club house porte désormais son nom, une plaque commémorative a été dévoilée le 10 Mai, lors de l’hommage.Chers amis, si vous me le permettez, je commencerai par remercier David de m’avoir confié la responsabilité de ce petit discours pour cette sympathique occasion qui nous réunit toutes et tous ce matin. Celle de sceller le nom de Jean-Pierre Le Brun à ce Club-House et par là-même de lui rendre un hommage mérité.
J’en suis d’autant plus honoré que c’est pour moi une forme de continuité dans le sens où, du temps de mon mandat de maire, j’ai eu ce bonheur de célébrer deux évènements de la même veine, si j’ose dire, à savoir l’attribution du nom de Pierre Boënnec au Stade de Kéryet (c’était en juin 2018) et quelques temps après (en mai 2019), celui de Jos Péron à notre mythique Stade municipal où nous nous trouvons aujourd’hui.
Mes chers amis, et vous en conviendrez, il est difficile de ne pas dissocier l’image des Cormorans de celle de la notoriété de notre belle commune qu’est Penmarc’h. Depuis la création du club, il y maintenant un peu plus de 100 ans, cette image n’a cessé de se conforter à en devenir une véritable institution. Et cela, nous le devons bien-sûr aux performances des joueurs et entraîneurs qui ont contribué au rayonnement de notre équipe fétiche, mais également à l’engagement sans compter des bénévoles qui ont marqué de leur empreinte l’histoire de notre club emblématique.
Et de cet engagement sans compter, il est indéniable que Jean-Pierre en est la parfaite illustration. Je ne vais pas ici retracer de façon exhaustive le parcours de Jean-Pierre. D’ailleurs le connaissant, je ne crois pas qu’il aurait forcément aimé ça et, qu’en plus, de nombreux hommages lui ont été déjà rendus.
Je m’en tiendrai, si vous en êtes d’accord, aux faits marquants qui ont matérialisé son épopée de 39 ans à la présidence de ce club, sans manquer, bien-sûr, quelques références à sa personnalité bien trempée dans l’exercice de ses fonctions.
Jean-Pierre a commencé sa vie professionnelle dans la marine marchande avant que de mettre sac à terre pour travailler dans le mareyage d’abord comme employé, ensuite en se mettant à son compte jusqu’à céder son entreprise sur St-Gué. Pour l’anecdote, c’est dans ses premiers temps à St-Gué qu’il prendra sa licence de joueur au club. Sûrement un signe du destin, comme aurait dit un certain Giscard !
En 1985, sur fond de mécontentement entre joueurs et dirigeants du moment, il devient Président du club avec l’objectif de n’y rester qu’un an ou deux pour assurer la transition. Mais, malgré une situation financière compliquée à l’époque, l’homme se prend au jeu de cette belle machine des Cormorans au point qu’il s’en fait une passion et que cet intérim va durer 39 années. C’est tout dire.
Son mandat fût riche en initiatives et autres réalisations. Je ne les citerai pas toutes mais quand-même quelques-unes que nous devons mettre à son crédit :
- l’engagement du club au sein du Mondial pupilles et ce, dès sa création,
- son investissement au sein du district et surtout de la ligue de Bretagne, ligue de Bretagne soit dit au passage, dont il connaissait le règlement intérieur sur le bout des doigts,
- la création du groupement Cap Caval avec nos amis de Plomeur,
- l’embauche d’un salarié à temps plein au sein du club notamment pour favoriser l’épanouissement des jeunes.
Et je n’oublierai pas la création d’une section féminine, l’occasion pour moi de saluer leur très récente performance sur ce terrain, il y a quelques jours. L’occasion aussi pour moi de rendre hommage à toutes et tous les bénévoles, j’ai presqu’envie de dire les chevilles ouvrières qui ont accompagné Jean-Pierre au sein des bureaux qui se sont succédés tout au long de son mandat. Je ne doute pas un instant qu’ils et elles se reconnaitront.
Dans mes propos liminaires, j’évoquai à dessein, la personnalité bien trempée de Jean-Pierre. C’était quelqu’un qui avait du caractère ce qui assumait des prérogatives qui, quelquefois, ne manquaient pas de générer quelques tensions relationnelles dans le cadre de la gouvernance du club
Mais, me direz-vous, et je suis bien placé pour en parler, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, loin s’en faut, sachant que, par définition, on ne peut pas plaire à tout le monde. Pour autant, et malgré tout, c’est le respect qui doit prévaloir sur toutes formes d’attitudes de façade et de circonstances qui sont malheureusement et trop souvent le lot commun de celles et ceux qui ont toujours raison.
Et ce respect, je le dis avec toute la détermination qui m’anime, nous le devons toutes et tous à Jean-Pierre. Et ce, de la manière la plus sincère qui soit. Aussi, disons-le, de la façon la plus collective,… nous sommes très heureux de dévoiler aujourd’hui cette plaque au nom de Jean-Pierre. Une belle façon de lui exprimer notre profonde reconnaissance pour avoir inscrit son incontestable et indélébile empreinte dans la belle et grande histoire des Cormorans sportifs de Penmarc’h.
Un très grand Merci, Jean-Pierre. Et merci à vous aussi, pour votre attention.
