Les Maires de Penmarc'h
- 1790Yves François Alain DANIEL DE KERSAUX
- 1803-1804KERAUDREN
- 1808-1818Jean DURAND
- 1818-1835Pierre DURAND (Fils)
- 1835-1838TANNEAU
- 1844-1848Pierre DURAND (Fils)
- 1850-1857TANNEAU
- 1858-1864Alexandre CHARPENTIER
- 1865-1870Eugène COURTOIS
- 1872-1878Vincent TANNEAU
- 1878 (Juil-Nov)Jacques LE CALVEZ
- 1878-1894Jean-Marie GUIZIOU
- 1895-1904Jean GUIZIOU
- 1904-1908Émile POIRIER
- 1908-1919Guillaume DURAND
- 1919-1935Pierre Jean LARNICOL 🎺
(Maire lors du Raz-de-Marée 1924) - 1935-1940Jean JÉGOU
- 1941-1942Yves-Joseph PÉRON
- 1943-1944Jacques DESSOUDRES
- 1944-1945Jean-Louis SOURON
- 1947-1962Thomas DONNARD
- 1965-1977Joseph PÉRON
- 1977-1983Roger COQUELIN
- 1983-1995Pierre DRAOULEC
- 1995-2001Corentin CADIOU
- 2001-2014
Jacqueline LAZARD
(Première femme Maire de Penmarc'h) - 2014-2020Raynald TANTER
- 2020-2025Gwenola LE TROADEC
- Depuis 2025Jean-Paul STANZEL
Vincent, Eugène, Jean et les autres...
Petite histoire de la vie municipale au XIXe siècle
De la Terreur à la République. L'histoire commence tragiquement. Le premier maire connu, Daniel de Kersaux, finit guillotiné à Brest le 22 mai 1794, victime de la Terreur. Mais c'est véritablement à partir de 1838, avec l'obligation de tenir des registres, que la "petite histoire" de Penmarc'h se dévoile.
Le maire Vincent Tanneau ne plaisantait pas avec les bêtes errantes. Tout animal divaguant la nuit était envoyé "en fourrage" chez Mme Courtois, aubergiste au bourg. Le propriétaire devait payer une amende de 1 Franc + 50 centimes par bête pour la récupérer !
Cultivateurs contre Marins. Au milieu du XIXe siècle, le conseil municipal est une affaire de terriens. Sous Louis-Philippe ou Napoléon III, la quasi-totalité des élus sont cultivateurs (Gloaguen, Durand, Buanic, Loussouarn...). Ils défendent logiquement leurs intérêts : en 1848, ils refusent d'augmenter les impôts car « la population de cultivateurs est peu aisée ».
Le Goémon et l'École. La gestion du quotidien est rude. En 1841, le ramassage du goémon est strictement interdit avant le lever du soleil. Quant à l'école des filles... c'est une longue bataille. En 1867, le conseil repousse sa création : « La commune n'a pas les ressources, elle a déjà emprunté 11 000 Frs pour dessécher l'étang de Lescors ». Ce n'est qu'en 1871 que deux institutrices de la Sagesse seront enfin nommées.
Sous le mandat de Jean Guiziou, le conseil défend bec et ongles l'ouverture de l'estaminet Kersalé à Saint-Guénolé. L'argument est imparable : « Cette auberge rend un grand service aux ouvriers (...) et aux marins qui, par mauvais temps, peuvent s'y reposer avant de reprendre leur rude besogne ». La convivialité bigoudène était déjà sacrée !






