Lucien Simon
1861 - 1945Si le Pays Bigouden devait avoir un portraitiste officiel, ce serait lui. Bien que Parisien de naissance, Lucien Simon a délaissé les salons mondains pour capturer la verticalité des coiffes, la rigueur des pardons et la lumière changeante des ports de Saint-Guénolé et Kérity.

Installé dans son sémaphore de Sainte-Marine dès 1901, il ne se contente pas de "passer". Il devient un témoin, un voisin, un ami. Il installe son chevalet au milieu des foires et à la sortie des messes de Penmarc'h.
Le Maître de la « Bande Noire »
À contre-courant de l'impressionnisme parfois trop "léger" pour la rudesse bretonne, Simon fonde avec Cottet et Dauchez la Bande Noire.
Une esthétique de la dignité
Loin du folklore pour touristes, son pinceau cherche la vérité :
- Le Noir : Il rend au velours des vestes et au drap des robes une profondeur quasi-sacrée.
- La Gravité : Ses visages ne sourient pas, ils racontent la dureté de la mer et la ferveur de la foi.
- La Lumière : C'est par le contraste avec le noir que ses blancs (coiffes, nuages) éclatent avec une force dramatique.
Ses ancrages à Penmarc'h
Plusieurs de ses chefs-d'œuvre sont des photographies peintes de notre commune avant l'heure :
Un héritage vivant
Aujourd'hui, si vous vous promenez près de l'église Saint-Nonna ou sur les rochers de Saint-Guénolé, vous verrez encore les cadres que Simon a immortalisés. Il n'a pas seulement peint des paysages, il a sauvé de l'oubli une gestuelle et une allure qui font l'identité de Penmarc'h.
