Franck-René Lanthony

Franck-René Lanthony :
L'hôtelier de Saint-Guénolé

Président (Élu en 1968)
En 1968, le Mercredi 12 Juin, une page se tourne au sommet des Cormorans. Après le mandat fondateur d'Eugène Jacob, c'est une autre figure de Saint-Guénolé qui reprend le flambeau. Hôtelier réputé et homme engagé dans la vie locale, Franck-René Lanthony est élu avec la mission de faire "retrouver son blason" au club.

Un Parisien adopté par Penmarc'h

L'histoire de Franck Lanthony avec Saint-Guénolé débute bien avant sa présidence. Ce Parisien d'origine tombe amoureux de la région... et d'une Penmarchaise. C'est en 1934 qu'il rachète le "Grand Hôtel Saint-Guénolé".

Il dirigera cet établissement emblématique pendant plusieurs décennies, devenant un pilier de l'accueil touristique et économique du port. Son engagement pour le rayonnement de la commune le conduira naturellement à fonder et présider le C.I. (Comité d'Initiative) de Penmarc'h.

Le Grand Hôtel Saint-Guénolé
Le Grand Hôtel Saint-Guénolé, dirigé par Franck Lanthony dès 1934, une institution locale.

Le passage de témoin : 1968

L'élection de ce notable à la tête du club se déroule dans une ambiance solennelle, un mercredi soir, le 12 juin 1968, dans la salle des mariages de la mairie. Son prédécesseur, Eugène Jacob, président démissionnaire, avait marqué le club de son empreinte.

Élu à la majorité absolue par un scrutin à bulletins secrets, le nouveau président Lanthony commence son mandat par un geste de grand respect : il demande une minute de silence pour les Cormorans disparus et fait nommer Eugène Jacob "Président d'honneur" de la société, assurant ainsi la continuité de l'esprit club.

Le Devoir avant tout : L'épisode de la réélection

La charge de président n'est pas une sinécure, surtout lorsqu'on dirige un hôtel renommé. Les archives nous apprennent que Franck-René Lanthony a tenté, à un moment, de passer la main. Invoquant "son âge et ses occupations", il souhaitait se démettre de la présidence.

L'assemblée se tourna alors vers l'incontournable Pierre Boënnec, pressenti pour lui succéder. Mais face au refus de ce dernier, les membres n'eurent d'autre choix que de plébisciter le président sortant. Réélu avec 18 voix, Lanthony accepta "à nouveau sur la demande de l'assemblée" de poursuivre sa mission, épaulé cette fois par Pierre Boënnec qui accepta le poste de président-adjoint.

1972 : Un Président sur tous les fronts

S'il a hésité à se représenter, une fois réélu, Franck Lanthony ne fit pas les choses à moitié. Un document de juillet 1972 témoigne de son incroyable implication. Loin d'être un président "honorifique", on retrouve son nom dans toutes les commissions clés du club :

  • Commission Sportive : Présent aux côtés de Jean-Pierre Larnicol (entraîneur de l'équipe A).
  • Commission des Finances : Avec Michel Baudry.
  • Commission des Fêtes : Toujours présent.

Cette réunion de 1972 révèle aussi une dimension familiale et omnisports. On y découvre un René Lanthony (sans doute de la famille) en charge de l'équipe Junior. Enfin, le club montrait son ouverture avec des responsables dédiés au Hand-ball (Hubert Andro) et au Basket-ball (Nona Jégou).